Maintenant que les mises à jour Panda 3.5 et Penguin viennent de se déverser sur le web, il est temps d'acquérir du lien naturel si prisé par Google, en réagissant par exemple aux articles que vous pouvez consulter sur les blogs intéressants trouvés sur internet.

Blog Commenting ou commentaire d'article

Ce recueil de conseils pour bien commenter les billets de blog vous permettra de faire connaître l'activité, le produit ou le service que vous souhaitez promouvoir.

A qui s'adresse ce guide ?

Tout webmaster, blogueur, éditeur de site désirant faire la promo d'un ou plusieurs sites.

Niveau de difficulté : 8/10

Eh oui ! Si le fait de poster un commentaire ne semble pas difficile en soi, nous allons voir que cette action naturelle de référencement ne porte ses fruits que lorsqu'elle est bien exécutée, ce qui est souvent très loin d'être le cas ! Il suffit de lire autour de soi les autres commentaires pour s'en convaincre...

Stratégie SEO : clairement (pun intended) White Hat.

Le SpamCo de base est définitivement mort. Oubliez les softs BH que vous ne maîtrisez pas ! Google Penguin analyse les ancres de liens et détecte les répétitions sur des termes exacts, l'automatisation à outrance est donc à bannir.

Typologie d'un commentaire bien formulé

Le commentaire idéal, c'est celui qui autorise le lien gagnant-gagnant.

Le lien doit donc être adapté (j'insiste sur ce terme) à son environnement. Pour cela, il convient de respecter les points suivants :

Émetteur du lien :

Contextualisation :

Le commentateur doit poster sa réaction sur un sujet dont la thématique est proche de celle faisant partie de son univers (professionnel, hobbies, loisirs...), ou de l'entité qu'il cherche à populariser. C'est très naturel pour un amateur de science-fiction d'aller commenter des critiques de romans ou de films Sci-Fi. C'est donc normal et naturel que l'ancre de son commentaire sur une œuvre soit reliée à sa nouvelle SF en ligne. C'est un peu moins naturel si mon lien renvoie à un site de courtier en construction immobilière, bien que cela soit possible, bien entendu.

Démarche : il faut rechercher des blogs en relation avec le site à référencer.

Popularité :

Il faut essayer de respecter un certain équilibre logique. En effet, un commentaire/lien émanant d'un site inconnu et surtout nouveau, posté sur un site très populaire, a de quoi entretenir un climat de suspicion car l'intérêt de l'émetteur est tout de suite perceptible...

Autorité :

De même, si le lien associé à la réaction pointe vers un site populaire en terme de nombre de liens mais très peu visité, il y a fort à parier que Google voit ce ratio d'un mauvais oeil. Si au contraire le site de l’émetteur du lien fait autorité dans son domaine, il va être bénéfique pour le blog récepteur.

Contenu du commentaire :

Oui, je vais encore en faire sourire certains, mais si on parle sur les forums SEO de commentaires "valables", ce n'est pas seulement pour éviter les "article super intéressant, merci !" ou autres "je bookmark cet article sur Facebook !" comme on peut en lire parfois.

Récepteur :

Popularité : Si le lien sortant est plus populaire que votre blog, cela peut vous bénéficier à condition qu'il ne s'agisse pas de popularité artificiellement acquise grâce au spam.

Autorité : Si le lien sortant est réputé, cela sera bénéfique à votre propre site. Encore plus si le thème est contextuel à votre article. C'est normal, puisque dans ce sens, le commentaire apporte une vision complémentaire qui peut être utile à l'internaute !

Considérations technique sur l'attribut nofollow d'un lien : La chasse au backlink est surtout orientée vers les sites ne pratiquant pas le PR Sculpting, autorisant donc des liens qui transmettent le linkjuice (on parle alors de DoFollow même si ce terme n'est pas un attribut HTML). Ce type de lien "normal" permet donc d'accroître la visibilité du site émetteur du lien en étant suivi par les robots des moteurs de recherche qui vont crawler ses pages.

Le lien NoFollow est considéré pour sa part utile pour acquérir des lecteurs. A priori il n'est pas suivi par les crawlers et ne va donc pas améliorer le référencement d'un site. Par contre, en terme de signal "naturel", le lien NoFollow est un bon vecteur pour les raisons énoncées, que je reprends ici :

  • Les blogs et sites en NoFollow sont systématiquement délaissés par les utilisateurs d'outils Black Hats.
  • Ils bénéficient donc (puisqu'à contrario) d'un indice de réputation "pas ferme de liens ni contenu spammy" de base.

Le blues du commentateur :

Nous venons d'aborder les principes de base pour bien mettre en pratique une stratégie de netlinking naturelle, basée sur de vrais commentaires d'articles.

Mettons-nous un instant dans la peau de John Malkovitch, référenceur de son état, et appliquons les consignes précédentes qui forment le scénario que voici

John utilise Twitter pour traquer les spots à BL.

A 11h50, sa TimeLine lui affiche un tweet mentionnant sûrement un blog (ces raccourcis d'URL, quelle guigne parfois).

Il abandonne séance tenante ce qu'il faisait et se rue sur le lien. Bingo ! C'est un blog SEO, donc probablement un DoFollow à la clé !

Le billet n'est pas très long, donc ça ne va pas lui prendre trop de temps. John jubile (belle allitération non ? Je vais en faire une identité pour un persona tiens !)

Il connaît vaguement l'auteur qui publie très régulièrement de petits articles qui sont généralement des réactions à chaud sur l'actualité SEO. Les contenus sont très variables, avec beaucoup de fautes d'orthographe et de coquilles, signes que la qualité n'est pas la priorité du blogueur qui ne veut pas investir 5mn à se relire et à copier-coller l'article dans un correcteur orthographique et grammatical. Dommage, cela fait ça de moins pour le paramètre "autorité". John a fini de lire le billet. Comme il s'y attendait, il n'y a rien de vraiment intéressant; en tous cas il n'apprend rien. Mais ces petits billets courts sont très prisés de la communauté SEO qui connaît l'intérêt d'y poster des commentaires. Du coup, le critère "popularité" n'est pas négligeable, acquis par le site grâce aux éditeurs et webmasters qui viennent poster leurs liens.

John ressent un premier léger stress, celui de la rédaction de commentaire. L'enjeu n'est pas très important ici, mais il ne veut (par conscience professionnelle ou amour-propre) pas laisser une texte médiocre tout juste bon à passer le filtre antispam. Il réfléchit donc à un petit trait d'humour qui rend énormément service dans ce genre de situation, et écrit un commentaire de 4 à 5 lignes en évitant la flatterie et en essayant d'apporter un complément à l'article. Il clique sur le bouton "envoyer".

Il regarde l'heure. Argh ! Second stress. Ca lui a pris 6 minutes pour rédiger ce com' ! Il va se faire griller, c'est clair.

John retourne à sa tâche précédente. Toutes les 2 à 3 minutes, il vérifie si son commentaire a été validé et publié.

Troisième coup de stress. C'est le pire. A chaque ré-actualisation de la page, John voit les coms d'autres SEO allonger la hauteur du scroll de la fenêtre du navigateur. Il redoute d'être dans la masse des suiveurs, qui se situe entre le 10ème et le ... 100ème commentaire. En effet, le gros du peloton est un mauvais placement pour plusieurs raisons :

  • Personne ne lit votre prose, car on est dans la phase où il faut y aller, il faut lâcher son com', et chacun parcourt vite fait l'article en diagonale en sachant que chaque seconde supplémentaire peut signifier une perte de 2 ou 3 places dans la page. Du coup, inutile de donner dans la finesse, vos réflexions passeront inaperçues. Dommage, car cela ne profite pas à l'article qui va se retrouver avec de grosses banalités. Mais c'est le jeu !
  • Au fur et à mesure que votre lien va descendre dans la page, il risque de ne pas être crawlé rapidement puisque les robots font plusieurs passages successifs sur les pages comportant un certain volume de données. Donc, pas de prime de rapidité ;-)

John est dans la phase "F5 powa" : il rafraîchit la page en la re-demandant au serveur toutes les 30 secondes. Toujours pas de trace de son texte. Et le billet de blog en est à son 25ème commentaire. Mais à cela, il peut y avoir une autre explication...

Et c'est le 4ème coup de stress :

Je suis dans tes spams

C'est une des phases les moins appréciées (c'est bizarre). Le commentaire a sûrement été associé à du spam. Deux possibilités :

  • L'auteur du blog connaît tout ça et va sortir les textes de la boîte "indésirables". Il les publie. à en général, c'est un gros WIN. Des fois, je suis sûr que c'est ce qui vient d'arriver à mes collègues quand j'entends un grand "YESSSSSSSSSSSSSS !!!!!" de soulagement, libératoire de tout ce stress accumulé.
  • L'auteur n'est pas au courant où est très occupé. Vous risquez de voir votre com' publié dans 1 ou 2 jours, voire pas du tout. #FAIL. Il convient alors de réagir en postant à son intention un petit : "Super ton article. J'ai commenté, mais je dois être dans tes spams ;-p" Et là vous êtes à son bon vouloir, tandis que la honte s'abat sur vous car tout le monde a pu lire votre misérable appel à l'aide en ricanant (le monde du SEO est impitoyable parfois).

Enfin, John s'est fendu d'un gazouilli de remerciement supplémentaire à l'attention de l'auteur, son commentaire est enfin publié.

Ce scenario est inspiré d'expérience personnelle et d'échanges avec d'autres professionnels du référencement. Le trait a été légèrement grossi, mais il met l'accent sur la tâche souvent négligée de commentaire d'article.

A vos commentaires constructifs !