Rip Orkut, Long live Google+

Orkut sera inaccessible à partir du 30 septembre 2014. Source : https://support.google.com/orkut/answer/6033100

Seul Google peut se permettre de lancer quarante mille projets en même temps, et décider de les abandonner quand bon lui semble. Que de temps perdu pour les utilisateurs. Il n'y a rien à comprendre : Google a les moyens de continuer ces services (par rapport à des startups qui mettent régulièrement la clé sous la porte faute de ressources), mais cela ne garantit aucunement qu'il le fera.

Pourtant, on trouve régulièrement des utilisateurs convaincus de continuer à se jeter sur le premier service Google, et à y voir un intérêt. Ou alors, est-ce plutôt l'intérêt de faire faire partie des early adopters ? Le syndrome du FOMO ? Et de se dire qu'il y a tout à gagner en faisant partie des premiers (selon la règle "premiers arrivés, premiers (mieux) servis ?"

Chez Google, cela ne signifie rien. Les services sont abandonnés presque aussi vite qu'ils sont lancés parfois, parfois ils végètent sans susciter d'intérêt particulier, parfois ils sont arrêtés en pleine course (cf. Google reader). Avec la fin d'Orkurt, Google souhaite-il faire basculer quelques utilisateurs sur son réseau social principal, Google Plus ? Qui rappelons-le, n'en est plus vraiment un, puisque directement intégré à l'univers de services Google.

C'est également la fin de l'API Social graph : https://developers.google.com/social-graph/

Les enseignements à tirer

Depuis la disparition des vignettes liées à l'Authorship, annoncée le 25 juin 2014 par John Mueller sur le réseau social : https://plus.google.com/+JohnMueller/posts/PDkPdPtjL6j les fans de la première heure ne sont plus aussi sûrs de la rentabilité de leur investissement : le temps passé à faire des tests, configurer puis optimiser les fonctionnalités, semble de moins en moins rentable.

Et pourtant, parmi ces utilisateurs, certains semblaient bénéficier d'une visibilité accrue (et d'un CTR plus élevé) grâce à ces fameuses photos de profil. On retombe alors dans la phase nostalgique du "c'était mieux avant".

La question est donc : existe t-il un intérêt à se jeter sur les services Google afin d'essayer d'en tirer un bénéfice tant que cela peut durer ?

Une grande lassitude

Semble s'emparer de la blogosphère. Tandis que Facebook multiplie ses expériences au détriment de ses utilisateurs (lire le billet d'Olivier E. sur Affordance http://www.affordance.info/mon_weblog/2014/06/facebook-peut-tromper-une-fois-600-000-personnes-mais.html et cet article d'Eglantine Schmitt de Proxem sur le BigData : https://www.proxem.com/2014/06/30/la-lettre-du-30-juin-facebook-a-t-il-vraiment-manipule-les-emotions-de-ses-utilisateurs ) et que le nombre d'utilisateurs régulièrement actifs ne cesse de décroître, que Google+ ne décolle toujours pas après 3 ans d'existence, que l'utilisation de Twitter se réduit à peau de chagrin pour être envisagé comme outil de veille, principalement, il devient urgent de se reposer la question du sens de ces réseaux sociaux. Du point de vue de la promotion internet, surtout depuis qu'ils ne sont pas si efficaces que cela en terme de référencement naturel.

Combien de temps avant que Google n'annonce la fin de G+ ?

Ces outils auront demandé énormément de ressources et fournit finalement peu de ROI. Bien sûr, ce jugement se base sur un constat généraliste de référencement naturel, et il est évident que sur certaines thématiques B2C ou de niche, les réseaux sociaux sont au cœur de la stratégie d'acquisition et de fidélisation des marques. Mais ce n'est en aucun cas l'eldorado que certains prédisaient, surtout depuis la course aux alternatives au netlinking (seo > smo > sea http://blog.promoteur-internet.com/post/seo-smo-sea )

Google est un miroir. Il faut arrêter de s'y mirer. Que la glace soit sans tain ou non (Big Brother), il devient urgent de ne plus la regarder, sous peine de se voir figer en statue, pétrifié une fois pour toute sur la Toile.

A propos du syndrome de FOMO : http://www.lexpress.fr/styles/psycho/peur-de-toujours-rater-quelque-chose-vous-etes-peut-etre-atteint-de-fomo_1501774.html